Les diagnostics
d'analyseur-contrôleur ont débuté au milieu des années 1980 sur les véhicules
GM, avec l'arrivée des carburateurs commandés par ordinateur. Grâce au
désormais célèbre raccord autodiagnostic à 12 broches (ALDL), sous le tableau
de bord côté conducteur, les techniciens ont pu voir ce que la « boîte
magique » voyait et ce qu'elle faisait pour commander le carburant et
l'étincelle. Avec l'évolution des systèmes embarqués, un plus grand nombre de
blocs électroniques de commande (ECU) était ajouté au véhicule, et bon nombre
étaient reliés par câble au raccord autodiagnostic afin d'y avoir accès par le
biais de l'analyseur-contrôleur. À la fin des années 1980, la plupart des
véhicules GM étaient équipés d'un ECU pour module de commande du groupe
motopropulseur, système ABS et système de retenue supplémentaire auxquels on
avait accès par l'analyseur-contrôleur.
Afin de rendre les données de
diagnostic cohérentes, les systèmes étaient classés sous les groupes principaux
suivants dans le menu de l'analyseur-contrôleur Tech 1A : Module de
commande du groupe motopropulseur, Châssis et Carrosserie. Sous ses
groupements, de nombreux nouveaux ECU furent ajoutés, mais la structure est
demeurée la même jusqu'à aujourd'hui. Des procédures d'entretien et un
programme de formation ont été conçus autour de ce modèle, et tout technicien
connaissant bien l'utilisation de l'analyseur-contrôleur connaît sa structure,
et il peut manœuvrer l'analyseur avec rapidité pour accéder au système en cours
de diagnostic. Cette conception est tellement courante qu'elle a été adoptée
par l'American Society of Automotive Engineers
(SAE)
comme faisant partie des définitions de code d'anomalie dans la norme OBDII
(codes P, codes C, codes B).
Le vieil adage qui dit :
« Le mieux est l'ennemi du bien » ou (on ne répare pas ce qui n'est
pas brisé) peut convenir dans ce cas, mais il y a tout de même eu un changement
dans le menu de l'analyseur-contrôleur, pour les configurations prédéterminées,
vers une conception nommée Diagnostics fonctionnels. (Fig. 6) Les utilisateurs
de l'analyseur-contrôleur Tech 2 ont dû remarquer que, à partir de
l'année-modèle 2006, certains véhicules ne présentaient plus les
traditionnelles sélections P-C-B.
Dans un effort
d'uniformisation du système de diagnostic pour le technicien, l'établissement
des menus pour le Tech 2 est en cours de mise à jour afin de refléter la façon
dont les SI (renseignements techniques) en électronique de GM sont conçus.
(Fig. 7)

Fig. 7
Ces procédures de diagnostic
assistent le technicien au cours d'une suite logique d'étapes pour la
vérification de tout le système, plutôt que de se concentrer sur des composants
individuels. Le motif réel qui se cache derrière cette stratégie provient de la
connaissance avérée que les réseaux de véhicules de nos jours sont des
composants intimement reliés, et qu'ils partagent les données, le traitement et
les problèmes. Bien que des diagnostics méticuleux soient utilisés à la fin de
l'ordinogramme, le diagnostic de système de haut niveau est important pour
assurer que des composants et commandes connexes ne sont pas oubliés. Le temps
perdu avec les ordinogrammes peut entraîner un diagnostic erroné et une perte
de revenus.
Une autre modification digne
de mention est l'ajout de la sélection (« Vehicle Control Systems » (Systèmes
de commande du véhicule) dans les menus du Tech 2 et des SI. Même si cet
élément faisait partie des Renseignements techniques (SI) depuis un certain
temps, il a été intégré dans le Tech 2 pour les véhicules avec réseau CAN haute
vitesse, et il remplace la fonction (« Diagnostic Circuit Check »
(Vérification du circuit de diagnostic) qui existait depuis 1998 sur le réseau
de classe 2 de GM. Ce test permet au technicien de « sonder » le
réseau et de découvrir les blocs électroniques de commande (ECU) qui sont
présents et ceux qui ne le sont pas.
Lorsque le module a répondu,
il peut afficher si la communication est établie, ainsi que le nombre de codes
d'anomalie enregistrés. De plus, une fois que tous les modules ont répondu, la
liste est réorganisée en fonction de la priorité des problèmes signalés. (Fig.
8) Aucune communication ne passe en priorité, et les blocs électroniques
de commande comptant le plus grand nombre de codes d'anomalie sont les
suivants.

Fig. 8
Les données de code d'anomalie
affichées comprennent les numéros des symptômes qui identifient le type
d'anomalie, comme une perte de communication, par exemple.
Les numéros de symptômes
diminuent le nombre de codes d'anomalie de chaque véhicule. Par exemple, le
symptôme 03 peut indiquer un court-circuit à la masse, et le symptôme 07 un
circuit ouvert ou un court-circuit à la tension.
- Merci à Bob Augustine
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